LA COMMUNICATION EST AVANT TOUT UN ACTE DE STRUCTURATION DU SENS

Formation en communication digitale.

Le tout premier site Web est un mode d’emploi du Web lui-même.

Entre 1990 et 1991, Tim Berners-Lee développe le langage HTML, le protocole HTTP, le premier navigateur Web et le premier site Web de l’histoire.

Ce site, hébergé sur un ordinateur-serveur du CERN (l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire), n’avait rien de spectaculaire. Il expliquait seulement ce qu’est le World Wide Web, comment créer des pages Web, comment établir des liens entre les ressources, etc.

Autrement dit, le premier site Web, fidèle à la philosophie initiale du projet comme voulu par Tim Berners-Lee, était un outil de documentation et de transmission du savoir. D’ailleurs, faut-il rappeler que ce dernier a fait le choix de ne pas breveter son invention. Le CERN et lui ont offert le Web au monde comme un bien commun, sans licence, sans redevance, sans contrôle centralisé. C’est un choix politique fort qui avait pour finalité de rendre le Web libre de toute influence et ouvert à tous et sur le monde.

Ce choix explique en grande partie l’adoption rapide du Web à l’échelle mondiale, sa capacité d’innovation par la contribution permanente du génie humain, son appropriation par des usages multiples, parfois éloignés même de son intention initiale.

L’on comprend donc qu’à l’origine, le Web n’est pas un instrument de promotion de la visibilité, mais un outil de structuration. Cette leçon est essentielle pour les usagers contemporains du Web. Communiquer sans stratégie, sans architecture de l’information, sans logique de liens entre les messages, revient à reproduire exactement le problème que le Web cherchait à résoudre au CERN, à savoir beaucoup de contenus disponibles mais peu de sens.

Une communication efficace repose toujours sur une information structurée, des messages reliés entre eux et une vision claire de ce que l’on veut transmettre.

En définitive, le premier site Web est né d’un besoin de clarté, de cohérence et de partage du savoir. Il nous rappelle que la technologie n’est jamais une fin en soi, mais la réponse à un problème organisationnel et humain.

À l’heure où les organisations produisent des volumes considérables de contenus, la véritable question reste la même qu’en 1989. Savons-nous organiser, relier et rendre intelligible l’information que nous produisons ? Nos publics comprennent-ils notre vision, le message central que nous voulons leur transmettre, la perception positive que nous voulons inspirer par notre présence sur le Web ?
Le Web, dans son essence, nous invite encore à penser la communication comme un acte de structuration du sens, avant d’être un acte de diffusion.

Consulter et télécharger gratuitement le carrousel.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut