
Dans nos pays africains, l’élection du président de la République repose encore rarement sur la qualité de son programme, aussi bien ordonné soit-il. Les populations se mobilisent surtout parce que leur leader incarne une part d’elles-mêmes. Il porte leurs espoirs, leurs combats et plus généralement leurs contradictions. Il y a une grande part d’émotion dans les choix des électeurs chez nous. Et ce triomphe de l’émotion sur le projet explique, selon la Banque Mondiale, une grande partie des crises de gouvernance que connaît le continent.
S’attaquer aux convictions politiques d’un individu, c’est toucher à ses aspirations les plus intimes, parfois même à son identité. Ce lien émotionnel entre un peuple et ses leaders n’est pas toujours irrationnel. Il est humain. Et plutôt que d’en rire, il faut le comprendre pour mieux lui opposer des propositions crédibles, alternatives, capables de convaincre sans jamais humilier.
Les peuples ont leurs dirigeants
Mais trop souvent, c’est la critique facile qui l’emporte. Elle est partout, sur les plateaux de télévision portée par des chroniqueurs qui fustigent l’incompétence, la cupidité, la corruption du personnel politique, sur les réseaux sociaux aussi. Et ces critiques sont parfois formulées avec une telle légèreté qui tient plus de l’outrance que de l’analyse.
Ce que ces gens oublient peut-être, c’est ce que Joseph de Maistre formulait ainsi : « Les peuples ont les dirigeants qu’ils méritent. » La classe politique est le reflet de notre société. On ne peut pas critiquer indéfiniment depuis son confort personnel ceux qui sont dans l’arène, si on refuse soi-même d’y entrer pour défendre ses idées, changer ce qu’on désapprouve.
Il faut le leur reconnaître, celles et ceux qui s’engagent en politique ont au moins le mérite de l’audace. Ils croient qu’ils peuvent agir. Et cette conviction, même critiquable, mérite le respect.
Mais voici le problème, trop souvent, les profils les plus compétents, les experts, les techniciens, les visionnaires, restent à l’écart pour observer, critiquer. Et quand ils osent y aller, ils abandonnent leur engagement avant même d’atteindre des postes où ils pourraient agir avec un plus grand impact.
Ce sont alors des profils improvisés, peu préparés aux responsabilités, qui remplissent les places vacantes. Et ce sont eux qui prennent des décisions, généralement mal éclairées, souvent contraires à l’intérêt général. Voilà d’où naît en partie la faiblesse de nos sociétés. L’indignation sans action est un feu sans chaleur. Elle réchauffe tendrement celui qui la ressent et ne change rien pour ceux qui souffrent.
Alors, que faire ? C’est de se préparer. De structurer ses idées. Et oser. Oser se lancer en politique à son tour.
Non pas pour reproduire les mêmes erreurs. Mais pour apporter la solution à ce qu’on dénonce, apporter ce qui manque : la rigueur, la compétence, la vision, et surtout la capacité à rendre compte de ses actes. C’est ainsi que l’on bâtit une société plus équitable. C’est ainsi que l’on freine l’empire du clientélisme et de la résignation.
Nos communautés méritent des visionnaires compétents, pas des saboteurs passionnés. Des hommes et des femmes capables d’allier l’audace de s’engager à l’expertise nécessaire pour gouverner avec intégrité.
C’est précisément pour répondre à ce besoin que je lance une académie de formation des futurs élus.
Ceux qui rejoignent cette académie apprendront à communiquer sans démagogie parce qu’un élu qui parle avec honnêteté construit une relation avec le public que la promesse facile ne peut jamais détruire. Ils apprendront à identifier les talents locaux parce que le développement d’un territoire ne se fait pas seul. Ces futurs élus apprendront à résister aux pressions clientélistes parce que la fidélité à l’intérêt général est la seule fidélité qui compte dans l’espace public. Ils construiront des projets en co-construction avec les populations parce qu’une politique imposée ne vaut pas une politique coconstruite. Et ils pratiqueront l’exercice ô combien essentiel de la reddition de compte parce qu’un élu qui rend compte de ses actes est un élu qui respecte ceux qu’il représente.
Rejoignez la génération qui incarne l’audace et l’expertise en politique. Celle qui ne se contente pas de commenter, mais qui construit. Celle qui ne se lamente pas sur ce qui ne va pas, mais qui se forme, se prépare, propose des solutions et prend sa place.
Osez. Je vous attends.

Je suis Antoine BLAGNON, consultant en communication et gérant de POWUI Communications, une agence spécialisée en communication stratégique et opérationnelle. Nous aidons les dirigeants, les institutions et autres organisations à structurer leur communication afin de renforcer leur crédibilité , leur visibilité et leur impact (performance) en ligne et en société.
