
Dans la continuité du billet publié la semaine dernière, nous poursuivons l’examen des raisons pour lesquelles toute organisation gagnerait à se doter d’une stratégie écrite.
Mettre une stratégie par écrit oblige à clarifier ses choix. Il ne suffit plus de dire que l’on veut « se développer », « gagner en visibilité » ou « améliorer sa performance ». Il faut désormais préciser sur quels publics se concentrer, quels objectifs poursuivre en priorité, quels moyens mobiliser, quels arbitrages assumer.
L’écriture impose ainsi une hiérarchisation rigoureuse des priorités.
Elle met en lumière les incohérences, les contradictions internes et parfois même l’absence réelle de vision stratégique. C’est précisément pour cette raison que certaines organisations évitent cet exercice, car écrire engage. Écrire oblige à assumer des orientations et, implicitement, à renoncer à d’autres options.
Dans ce cadre, la stratégie écrite devient un véritable filtre décisionnel. Face à une opportunité ou à un choix critique, elle permet d’arbitrer avec discernement et en cohérence avec les orientations préalablement définies.
La stratégie écrite facilite également la continuité du service et la stabilité opérationnelle. Lorsqu’un dirigeant, un cadre ou un responsable quitte l’entreprise, ce document va permettre d’assurer la continuité organisationnelle et limiter les ruptures brutales. Le nouvel arrivant peut alors faire ses changements ou faire évoluer les orientations de l’organisation sans bouleverser totalement le fonctionnement de la boite ni désorienter les équipes. En ce sens, la stratégie écrite renforce la maturité institutionnelle de l’organisation qui va inspirer davantage confiance. Elle rassure les partenaires, les bailleurs, les clients, etc.
En interne, la stratégie écrite joue un rôle de clarification et de mobilisation. Elle donne du sens au travail quotidien et permet à chaque collaborateur de comprendre comment son action individuelle contribue au projet global.
En somme, les organisations les plus crédibles ne sont pas nécessairement celles qui communiquent abondamment, mais celles qui agissent avec cohérence, sur la base d’une stratégie clairement définie et partagée.

Antoine BLAGNON est consultant en communication, auteur de S’ACCOMPLIR-RIEN NE SAUVE AUTANT QUE L’AMOUR et promoteur de POWUI Communications, une agence spécialisée dans la communication des organisations et dans l’édition. L’agence aide les entreprises à renforcer leur visibilité et leur impact en ligne et en société.
